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Article paru dans le ouest france :

Le Vieux-Marché.
Pour Benoît Bonnami, les plantes sont nos amies

Plus bas que la chapelle de la Trinité, face à la vallée du Léguer, Benoît Bonnami cultive un certain nombre de plantes oubliées et aussi un art de vivre.

À Bezoudec Huellan, avec sa compagne Sara Gernelle, il a créé depuis maintenant six ans « Le Chant des Herbes », un lieu où les plantes utiles, celles que connaissaient nos ancêtres, reprennent droit de cité. « Des connaissances qui se sont un peu perdues, alors qu’il y a là des richesses insoupçonnées », confirme le jeune homme.

Dans son jardin comme dans sa serre, il cultive (élève), une cinquantaine de variétés. De l’Aspérule odorante à la Sariette en passant diverses menthes, chacune a ses vertus pouvant soulager les petits désagréments de la vie courante. « Se les réapproprier, c’est bon pour soi et pour l’humain qui, dans son ensemble, s’y retrouvera ».

Dessins autour des plantes

Il y a ce que Benoît produit dans son « Chant des Herbes », mais aussi tout ce qui pousse à l’état sauvage, et qu’il va chercher dans la nature. À commencer par l’ortie, dont la soupe s’avère un revitalisant riche en fer et en magnésium. « Ou encore la Reine-des-prés. Très répandue ici dans la vallée, et qui est en fait une aspirine végétale ».

Une somme de connaissances que celui qui a suivi une formation à l’école lyonnaise de plantes médicinales, aime partager au travers d’animations diverses, ou de sorties botaniques qu’il organise régulièrement. Actuellement, Benoît développe un nouveau projet de dessin autour des plantes. « En allant au-delà d’une simple représentation botanique. Je dessine en fonction de mon ressenti ». Un travail artistique qui pourrait déboucher sur la création de cartes postales, de posters et même d’un livre.

Tisanes et baumes

À côté des plantes qu’il vend en pot et des baumes préparés par Sara, il y a aussi les tisanes issues de ses récoltes. « Elles se font à 90 % de juin à août, quand les plantes sont au maximum de leur maturité ». Là aussi, les noms sont évocateurs comme le Chant des centenaires à base de cassis, frêne, Reine des prés, ou encore le Chant des femmes qui est un mélange de sauge, d’achillée millefeuille et de framboisier.

Diverses préparations que Benoit met en dépôt-vente au bar le Marchois, et à la ferme du Wern en Ploubezre.

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